BIOGRAPHIE

D’origine Toscane et Provençale, la lumière traverse et nourrit l’œuvre d’Evelyne Ballestra.

De 1970 à 1975 un voyage au centre, une profonde introspection donne naissance à un travail d’empreinte aux tonalités sombres et basaltiques. Matières vitreuses, clairsemées de rares éclats,  verre, miroir, ou cristal de roche réflectant la lumière.



Traces de pas sur la terre humide, empreinte de main ou d’un corps qui se dégage d’une intériorité primaire et ombreuse venue d’un monde de signes et de symboles. Fin d’une gestation dans un rite de passage vers un appel à la lumière après une halte au fond de la caverne.


"Des silhouettes de corps féminins, des empreintes de mains et de pieds, parviennent à une signification surréelle."

Jean-Marie DUNOYER      Le Monde, Mars 1977


A partir des années 80, une émergence gonfle la matière, jaillissement de visages, de corps en relief faits de sables colorés. Des mains ouvertes offrent les scintillements lumineux des micas et des cristaux. Germination naissant à la lumière en une sublime attraction vers le soleil.


"Du geste magique de l’homme aurignacien qui imprime les traces des ses doigts dans l’argile fraiche des grottes ancestrales, une formulation de l’acte créateur, une prise de conscience qui constitue l’énoncé d’un des volets de la démarche protéiforme d’Evelyne Ballestra"

Marcel JACQUEMIN      Vision sur les Arts, 1977


Dès 1982, retour à la couleur vers une végétation luxuriante et baroque qui explose sur des grandes toiles.

Vibrations intenses des pigments. Fascination d’un monde végétal puissant. La nature dans sa force vitale nourrit son œuvre en surabondante générosité de rythme et d’échos sonores. Parallèlement à ce travail, plusieurs mosaïques monumentales sont réalisées .

Dans l’espace de ces grands formats, le figuratif flirte avec l’abstrait, les vibrations colorées parlent du mystère qui se cache sous l’apparence, sous la surface. C’est au cœur de ce silence que se situe le travail du peintre lorsqu’il décrypte le miracle des grains de lumière rebondissant sur les pétales tremblant des iris,

lorsque fasciné par l’onde lumineuse d’un ton, le peintre joue à lui juxtaposé un autre ton sonore qui va résonner dans le concert de l’œuvre en création. C’est un travail qui boit dans la sève végétale, dans le sein de la nature et qui puise sa force dans les roches souvenir du magma incandescent. Lumière d’un soleil d’un soleil heurtant les troncs des arbres

en cadmium rouge, violet de cobalt, colonnes végétales puissantes, vivantes, d’un temple panthéiste.
"Ses iris, ses tournesols, ses fruits sont autant de cris de d’amour pour la nature, un hymne à la joie, un retour aux sources de la vie. Et, la façon la plus agréable à l’œil de célébrer les 100 ans de la côte d’azur"

Francis MARTIN      Nice Matin, Mai 1988


Voyage dans la lumière, danse des photons, pulsations d’arborescence jusqu’aux éthers lumineux.

Un univers planétaire et cosmique dans lequel plane des êtres de lumière porteurs d’énergies. Vers une vision holistique.

Comme deux oiseaux d’or surgis du monde des possibles. Palette claire et lumineuse. Huile sur toile et papier de riz. Eclatement de la forme vers les courants, vers les flux précédant la manifestation. Energie en mouvement, respiration cosmique du cœur de la matière. Interdépendance de la conscience subtile, source de création, mémoire des atomes et éveil à la lumière.
"Evelyne Ballestra dévoile la puissance de ses toiles"

Stéphane VALINI      Nice Matin, Juillet 2008